FES meets Jimi Tenor

Jimi Tenor nous vient de Finlande et s’appelle en fait Lassi Lehto. Il définit sa musique comme étant le résultat d’une série de coïncidences. L’arbitraire est ce qui caractérise chacun de ses albums. Lui préfère dire qu’il n’est pas difficile dans ses choix : "I just go with the flow" ou "je n’ai pas de dessein" "jazz … in a non jazzy way". "En réalité je ne suis pas soliste et je ne me considère pas comme un jazzman". La carrière de Jimi Tenor est déjà considérable et compte 18 albums à son actif. Tout commence en 1986 avec 'Jimi Tenor & his shamans', du rock industriel joué sur des instruments autofabriqués par des musiciens en costumes scintillants. (Jimi dessine ses propres vêtements, et a une préférence pour le glamour et le kitsch classe).
Son look est tout aussi extravagant que sa musique, ou est-ce le contraire ? Il y dix ans son tube "take me baby" était un must dans chaque club ; plus tard il s’engage dans un voie plus singulière. Plus de techno stricte , mais des explorations de samples et de beats se rapprochant de l’afrobeat, du jazz, de la lounge et de la soul. Sur son dernier album 'beyond the stars' Jimi Tenor expérimente avec une chorale, il joue avec des musiciens de Fela Kuti et ne cache pas sa prédilection pour les années ’70.
La carrière de Jimi Tenor pourrait se subdiviser en deux périodes: les disques sur Warp, et les disques après Warp. Sur le label brittanique avec lequel il avait un contrat pour 6 albums, le multi-instrumentaliste se jette dans l’électronique et produit tout seul de l’électro puissant jusqu’à de la lounge un peu givrée. Après Warp Jimi est accueilli chez Kitty Yo, qui lui donne la possibilité de s’épanouir. Jimi s’engage résolument dans un son retro aux influences funk, afrobeat et spacejazz, le tout avec une bonne dose de kitsch.
De Morgen écrit à propos de son dernier album 'Joystone':
"Une musique sensuelle comme l’effet positif du réchauffement de la planète".
Pour Joystone Tenor se fait seconder par quelques-uns des meilleurs musiciens finlandais du moment et par le trio africain Kabu Kabu. Le tout nous rappelle Placebo de Marc Moulin, si ce n’est que, grâce à l’humour de Jimi Tenor et des ingrédients athentiquement africains, on obtient un disque de worldjazz qui échappe à toutes les restrictions.
La première a eu lieu le 13 décembre 2007 lors du festival 'étoiles polaires' au Centre d’Arts Vooruit à Gand.
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Coproduction : Bonk vzw & Centre d’Arts Vooruit
Ecouter des fragments
Dates passées
19 Juillet 2008
Festival Músicas do Mundo, Sines, Portugal
18 Juillet 2008
Dour Festival, Dour, Belgique
12 Juillet 2008
Gent Jazz Festival, Gand, Belgique
11 Juillet 2008
North Sea Jazz Festival, Rotterdam, Pays-Bas
4 Janvier 2008
Beursschouwburg, Brussels, Belgique
13 Décembre 2007
Vooruit, Gand, (première)